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le village de Banon

Banon est un village des Alpes-de-Haute-Provence, à flanc de montagne qui surplombe une vallée. Le ciel y est d’un bleu éclatant, le soleil brille 300 jours par an. Le climat est sec, idéal pour se sentir bien.
La réputation du village de Banon est due à la beauté des paysages, en été surtout avec les champs de lavande d’un bleu violet qui s’étendent sur de vastes domaines, et à son fromage communément appelé le Banon. Vous trouverez sur ce site quelques caractéristiques de ce produit dont l’origine du lait provient uniquement de chèvres.

L’histoire de Banon

Le village médiéval de Banon, situé au sommet du bourg, est délimité par les vestiges des remparts de l’ancien château. Le portail à mâchicoulis, du XIVème siècle, en constitue l’accès principal (pour les piétons).
Les remparts, dont on peut admirer un bel échantillon entre le portail et la tour carrée, avaient 800 mètres de pourtour, un mètre d’épaisseur et dix mètres de haut.
C’est sur ces remparts qu’ont été construites les maisons de la rue des Arcades. Dans l’une d’elle, J.F. Palhier, député du département du « Conseil des Cinq Cents » de la Révolution, a abrité la fuite de Robespierre le jeune et de Ricord en août 1793. Des façades d’échoppes moyenâgeuses subsistent par endroit.

Au point le plus élevé du village, près de l’ancien Hôtel-Dieu et contre l’église désaffectée, à l’emplacement d’un monticule, existait déjà au début du XIIème siècle un château fort appartenant aux Simiane, seigneur de Banon. Ce château fut remanié au XIIIème siècle et remplacé au XVIIIème siècle par un château assez modeste qui sera incendié à la Révolution, obligeant Alexandre de Tournon-Simiane, son dernier propriétaire, à s’enfuir. On raconte qu’il partit par le sentier de la source des Brieux et qu’en se retournant une dernière fois avant de perdre Banon de vue, il ne vit qu’un amas de bois et de pierres. Remaniée à maintes reprises, l’église attenante aurait été partiellement reconstruite sur les restes de la chapelle du château.

Selon un plan de Banon érigé en 1782, l’ancien Hôtel-Dieu était alors constitué de deux blocs de trois et quatre maisons, dont l’hôpital et le four banal du village. Il fut créé en 1830 sous le nom d’ « Hôtel-Dieu de l’Immaculée Conception », sa partie sud réservée aux religieuses étant appelée « Maison des Soeurs ». Il fonctionna un peu moins de cent ans et fut ensuite remplacé en bas du village par un nouvel hôpital/hospice construit grâce à la générosité de Dieudonné Collomp dont il porte le nom. L’hôtel-Dieu fut utilisé pendant la dernière guerre pour héberger des réfugiés chassés de leurs maisons par la guerre 1939-1945. Ce village a subi diverses attaques dont notamment celle de Raimon de Turenne au XIVème siècle qui occupa le château, puis un siège conduit par le seigneur de Montbrun, et, en l’an 7 de la Révolution, les massacres commis par des bandes organisées de brigands.

Les lieux d’intérêts

Le vieux village

Perché au sommet d’un haut promontoire, Banon garde l’aspect d’un village perché. Protégé derrière ses remparts, le village s’est étendu progressivement vers la vallée.

Si Banon vaut bien sûr le détour pour son fameux fromage, une promenade dans le vieux village jusqu’au sommet de la colline vous récompensera par un beau panorama sur la montagne de Lure. On pénètre dans le vieux bourg provençal par une porte médiévale à mâchicoulis du 14ème siècle.

Les ruelles caladées sont bordées de maisons anciennes, datant pour certaines au 16ème siècle. Au sommet du village se dressait autrefois un château, détruit pendant la Révolution. A côté de la l’église qui coiffe le village, la vue est splendide sur la vallée du Calavon et la montagne de Lure. On aperçoit isolée sur une hauteur la chapelle Notre-Dame des Anges, d’origine romane, qui fut longtemps un lieu de pèlerinage.

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L’Église-Haute

C’est dans la ville haute qu’a été construite l’église médiévale. D’abord chapelle pour les habitants du château, elle devient officiellement église paroissiale en 1350. Agrandie en 1652 puis en 1733, elle a été saccagée lors de la Révolution avant d’être restaurée en 1826.

Depuis 2005, l’Église Haute, désormais « déconsacrée », est un haut lieu de la vie culturelle locale. D’avril à octobre y sont organisés des expositions d’art, des représentations théâtrales, des concerts… permettant à plus de 20 000 visiteurs par an de profiter de son acoustique exceptionnelle.

La Chapelle Notre-Dame-des-Anges

Chapelle isolée dans la plaine de Banon, faisant face au village, Notre-Dame des Anges est construite sur une éminence et date au moins du XIIIème siècle.

On y accède à pied par un bon sentier.

Deux oratoires vous accueillent au bas de l’escalier qui mène à la terrasse arborée. La chapelle en partie romane avec son abside du 13ème siècle est en forme de croix. Son clocher-mur à une arcade est surmontée d’une Vierge. Le porche est encadré par deux saints et par les oculi de la porte on peut voir les peintures fin 19ème qui recouvrent la nef, l’abside et son cul de four.

On devine sur les murs de la nef, les cinq ex-voto, classés au Monuments historiques. Ces toiles, représentent l’apparition de la Vierge, et datent des 18 et 19ème siècle. Le mur de l’arc triomphant est recouvert d’une fresque “adoration de la vierge par Saint Marc et Sainte Claire”. L’autel immaculé, supporte une vierge dorée amenée en procession depuis Banon la nuit du 14 août. Pèlerinage le 15 août.

La terrasse autour de la chapelle est très agréable avec sa vue sur Banon accroché à la montagne. Côté chevet, près d’un marronnier, jolie vue sur la plaine de la Rochegiron et de Saumane, et la montagne de Lure.

La Librairie Le Bleuet

La librairie Le BLEUET a été fondée en 1990 par Joël Gattefossé. Elle est la plus grande librairie française indépendante en milieu rural. Située dans les Alpes de Haute-Provence, pays du grand écrivain Giono, elle attire de nombreux visiteurs de France et de l’étranger. L’implantation dans plusieurs anciennes maisons provençales, au cœur du village, en fait un lieu particulièrement agréable à découvrir. Le fonds considérable et varié d’ouvrages répond à toutes les attentes, sans compter la papeterie de qualité, les cartes, guides et autres souvenirs de la région.

Son patrimoine gastronomique

Le Banon est un fromage de chèvre au lait cru et entier. Ce fromage est né de la nécessité pour les familles de Haute-Provence de consommer des protéines en hiver. Pour ce faire les bergers pliaient leurs tomes dans des feuilles de châtaigniers. Cette pratique maintenait le fromage moelleux et parfaitement consommable en hiver, période de tarissement du lait des chèvres. De plus, pour obtenir un fromage doux et moelleux sous un climat sec et chaud, seule était possible la technique du caillé doux (fromage à coagulation rapide ou caillé présure), spécifique du banon.
Appelée selon les régions, truffe noire, rabasse, diamant noir, elle est produite sur les terres pauvres, mais bien ensoleillées de Haute-Provence. En Haute-Provence la « rabasse », mot rude et râpeux évoque un terroir au fort caractère. Bien que la variété botanique soit la même que celle récoltée dans le Périgord, la truffe de Haute-Provence est différente. Elle possède en effet quelques qualités intrinsèques dues au climat particulier et au sol de sable et de pierre. Le « diamant noir » de la Haute-Provence émerveillera les plus fins gourmets.
Capitale mondiale du fruit confit et Site Remarquable du Goût, Apt, n’est pas peu fière de cette friandise tellement appréciée. Apparue en Provence durant le Haut Moyen Âge, la conservation par confisage se faisait à l’époque dans du miel, ce n’est qu’avec les Croisades que le sucre fut introduit. Les fruits, tels l’abricot, l’angélique, la cerise, la clémentine, la figue, le melon, la poire ou encore la prune, sont glacés au moyen d’une technique de conservation qui consiste à remplacer par osmose l’eau du fruit par du sucre. Une fois confectionné, le tout est dégusté tel quel, ou en pâtisserie pour garnir et décorer cakes, gâteaux et brioches.

Ces douceurs provençales sont régulièrement mises à l’honneur par la confrérie du fruit confit d’Apt, au travers d’intronisations, de dégustations et d’animations. De plus, la ville accueille deux lieux qui permettent d’en apprendre un peu plus sur ces friandises : le musée de l’Aventure Industrielle du Pays d’Apt et la Maison du Fruit Confit. Cette dernière permet à ses visiteurs de découvrir un musée doté d’un parcours olfactif, consacré à l’univers des fruits confits.

Spécialité traditionnelle du plateau d’Albion en Haute-Provence, le nougat de Sault est confectionné de manière artisanale par la maison Boyer depuis 1887. Pour l’élaborer, du miel de lavande de Provence et des blancs d’œufs montés en neige sont cuits dans des chaudrons avant d’y ajouter en fin de préparation du sirop de vanille et des amandes régionales. Présenté entre deux plaques de pain azyme, le nougat de Sault se décline en deux versions : le blanc que l’on apprécie pour son côté onctueux et tendre, le noir pour son côté délicatement caramélisé…

En visitant le petit musée de la maison Boyer, à Sault, vous pourrez en apprendre un peu plus sur l’histoire de cette délicieuse friandise et sur ses procédés de fabrication.

En Haute Provence, il existe une céréale d’exception : le petit épeautre de Haute Provence.

Dans un environnement naturellement protégé et ensoleillé de moyenne montagne, les producteurs apportent le plus grand soin à sa production. La qualité du terroir et le savoir-faire des producteurs vous assurent la consommation d’une céréale de qualité exceptionnelle avec une haute valeur nutritionnelle.

Il existe deux espèces cultivées en Provence : la lavande et le lavandin. La lavande vraie ou fine (Lavandula angustifolia) est la plus noble des lavandes et son huile essentielle bénéficie depuis 1981 d’une AOC : « Huile essentielle de lavande de Haute-Provence ». Elle se caractérise par une longue branche avec un unique épi de fleur, et pousse sous forme de buissons. On la trouve entre 500 et 1500 mètres d’altitude sur les versants ensoleillés de nos montagnes. Le lavandin est un hybride de lavande vraie et de lavande aspic (lavandula spica). Il se développe facilement en milieu naturel mais se retrouve essentiellement en culture. Sa branche ramifiée à trois épis de fleurs le rend plus volumineux que la lavande fine. Son rendement est bien supérieur à celui de la lavande vraie. Le lavandin ne se reproduit pas et son parfum est plus léger que celui de la lavande.

Ne ratez pas la période de floraison et les festivités lavande ! Pour voir les champs en fleur, prévoyez un séjour entre le 15 juin et la fin juillet. La floraison s’étend jusqu’à fin août mais la lavande est récoltée à partir de la deuxième quinzaine de juillet.

Le climat de Banon

Banon jouit d’un climat tempéré et sec.
En été, la température moyenne de midi est de 27° et en hiver de 10°.

Les vents

1. Le mistral est le vent dominant. Sa durée est très variable (de 3 jours jusqu’à 8 jours consécutifs). Toujours froid même en été, il apporte de la sécheresse et de quelques méfaits (dégâts matériels parfois).

2. Le “marin” sévit rarement. Doux, il amène la pluie. Il est de courte durée.

3. On qualifie de “montagnièro” un vent très froid et sec redouté par les cultivateurs.

Autrefois les vents jouaient à Banon un grand rôle dans la marche des moulins à vent. Ils étaient caractérisés par quatre grandes ailes garnies de toile. Un lieu tout près du village témoigne de cette activité : les ruines du lieu-dit “Moulin à vent”.

La pluie

Il pleut en moyenne 60 jours par an.

Les pluies se concentrent en automne et en avril.

Elles se font rares en juillet et en août.

Aux dégâts matériels causés par la sécheresse, s’ajoutent ceux créés par les orages de grêle.