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du 14 mai au 6 juin | “Entre terre et ciel”

DU 14 MAI AU 6 JUIN – EXPOSITION

Kazimierz POMAGALSKI, Peintures / Bénédicte MOURGUES, Céramiques / Marie AYALA, Sculptures

« ENTRE TERRE ET CIEL»

Bénédicte Mourgues-Narcy : deuxième vie. “Après vingt-cinq ans consacrés au journalisme et au cinéma documentaire, je fais le choix de donner une chance à mon rêve de jeunesse : devenir céramiste. Je me forme à l’école Art et Technique Céramique de Paris, puis je crée mon atelier Bobol Ceramics et développe des lignes de pièces utilitaires et décoratives.
Je cherche toujours un équilibre entre la sobriété des formes et des recherches sur les textures de mes émaux.
En 2019, mon travail est remarqué par le célèbre céramiste chinois Bai Ming qui m’invite à passer le printemps au Shangyu Celadon-Modern International Ceramic Center.
Là, je m’autorise des recherches de forme et un travail plus artistique. Deux installations sont aujourdhui exposées au Shangyu Celadon-Modern International Ceramic Center.
Je tente de maitriser la matière, mais sans trop d’autorité, pour laisser une place à l’aléatoire.
Mes films et mes céramiques ont en commun un jeu avec l’imprévu dont j’aime la poésie.”

D’une formation académique, Kazimierz Pomagalski travaille par glacis successifs. Cela donne à sa peinture, apparemment abstraite, un esprit de classicisme souvent assimilé à l’époque romantique ou à une peinture liturgique, de par sa palette. Lorsque l’artiste s’exprime, se sont ses propres doutes qui l’animent. Ses profondes tendances de vie, comme tout à chacun, sont parfois en contradiction avec ses choix et ses possibilités. Alors, un combat intérieur se profile jusqu’à devenir insoutenable. Puis en travaillant sur lui, certaines possibilités de sortir de cette souffrance se profilent. Alors un processus de travail pour parvenir à la solution s’élabore puis s’impose. Ainsi s’exprime la joie de s’être dépassé et d’évoluer sans cesse. C’est ce qui fait que le travail de Kazimierz Pomagalski, basé sur un thème récurrent, évolue sans jamais se répéter. Ainsi, dans la construction de sa toile, Pomagalski laisse s’affronter des forces fondamentales tel un chaos sombre et inquiétant. Puis une certaine stabilité se fait ressentir. Plus la sérénité s’installe, plus les tons doux apparaissent, autant que la lumière devient puissante. Les tableaux de Kazimierz Pomagalski peuvent être d’un premier abord perçu comme évoquant des batailles d’une autre époque ou une abstraction complète. Après un certain temps l’œil du spectateur s’habitue et il découvre des détails laissant apparaître des scènes et des personnages, dans une atmosphère qui évoque la pureté d’une spiritualité universelle ou biblique. Ces personnages suggérés sont en fait la manifestation de la vie naissant dans ce nouveau monde qui prend forme face à nous. Car cette furie d’énergie est la dynamique de la création même. En effet on peut appréhender la combinaison des quatre éléments dans la peinture de Kazimierz Pomagalski. Ces silhouettes ont aussi la fonction de donner une valeur d’échelle à la création de ce monde. De même elles vont permettre de définir les différents plans de la construction graphique du tableau. La peinture de Kazimierz Pomagalski est pleine de vie, d’énergie et de vitalité autant que de sagesse et de philosophie. Plus je la regarde, plus je l’apprécie, jusqu’à m’y fondre. Je pourrai l’assimiler à un miroir capable de m’indiquer mon propre état de vie au moment où je la regarde par la sensation que je ressens à cet instant présent.

Autodidacte, Marie Ayala est une artiste plasticienne, la sculpture et le moulage sont ses domaines de prédilection.
Dans une approche figurative et classique de la sculpture, l’humain est au centre de sa créativité. Chaque création évoque une histoire, un passage, une étape, le personnage émerge à travers le contact intime avec la matière, faire ressortir l’expression riche et vivante du corps. L’émotion s’avère être au cœur de son travail, les visages sont pensifs, songeurs les corps fins, secs, musclés et anguleux.
“Je travaille sans modèle, quelques références d’anatomie me guide ainsi que la mémoire du corps, celui de mon père, ceux de mes enfants, des personnes croisées.
Je monte mes blocs de terre dans lesquels je sculpte les volumes puis par ajout de matière je progresse, j’avance jusqu’aux moments de la réflexion, de l’émotion, de sensualité, de la douceur.”
Ce sont les assemblages de l’artiste Joseph Cornell, découverts dans son adolescence, qui donnent à Marie l’envie de pratiquer le collage d’objets et d’images. Elle trouve là un moyen d’apprivoiser de manière rationnelle et esthétique le chaos de l’existence et ses tragiques conséquences : maladie, dégénérescence, névrose, angoisse, mort, religion…
Son univers éclectique, tantôt morbide et déjanté, tantôt subtil et raffiné, ne laisse jamais indifférent. Oiseaux, têtes de poupée, crânes, bidons, chapelets, vases, bougeoirs, sculptures, cabas, pochettes, lampes … Ses créations sont multiples, son imagination foisonnante. Tout est matière à détournement, transformation, métamorphose, recyclage…
Cette artiste protéiforme et décalée qui n’hésite pas à expérimenter régulièrement de nouvelles techniques pour se renouveler sans cesse et sans concession.

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