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26 Mai 2018
banon.culture

b.c - Concert - Shadi Fathi & Bijan Chemirani - « Delâshena »

Samedi 2 juin
Horaires :
 21h
Lieu : L'Église Haute
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Shadi Fathi, setâr, shourangiz, daf, voix 
Bijan Chemirani, zarb, daf, udu, percussion, saz
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Tarifs : 12 € / réduit 6 € / moins de 12 ans gratuit / abonnement 8 € (voir conditions – OTI Haute-Provence Pays de Banon – 04 92 72 19 40)
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Les cultures musicales prennent parfois un éclat inconnu loin de leur source nourricière. La rencontre à Marseille en 2016 entre Shadi Fathi, soliste d’exception par sa virtuosité au setâr et au shourangiz et Bijan Chemirani, référence du zarb relève de ce genre d’étincelle précieuse, d’une mise en dialogue fertile sur les cimes de la musique persane.
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Le duo présente son premier album, « Delâshena », où se mêlent des inspirations classiques et des fulgurances contemporaines dans un foisonnement rythmique propice aux improvisations, éclairées de lectures de poèmes persans, de Mowlana Rumi à Sohrab Sepehri. Une conversation délicate menée avec une sublime maestria…
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Album « Delâshena » - Sortie le 18 mai 2018 chez Buda Musique - Distribution Socadisc
« Delâshena » est une création produite par MCE Productions. Album enregistré au Théâtre Durance
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Concerts de sortie d’album
Vendredi 1er juin - Cité de la Musique de Marseille - 20h30
Samedi 2 juin - L’Église Haute - Banon - 21h
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Écouter
Hitchestân
https://www.deezer.com/fr/track/491636992
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Delâshena
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Conversation au sommet de la musique persane
Aux confins de la musique persane, par-delà les répertoires canoniques patiemment instillés et savamment transmis, la conversation musicale entre Shadi Fathi et Bijan Chemirani fait jaillir l’étincelle précieuse d’un dialogue aux inspirations classiques et aux fulgurances contemporaines. Un univers intime et déroutant de foisonnements rythmiques et d’improvisations fécondes… accepter l’abandon de soi-même et se résigner aux questions sans réponses : accepter de se laisser guider par le sentiment troublant d’un territoire à la fois inconnu et familier, d’un voyage poétique à travers les âges et les paysages d’une contrée imaginaire, d’un pays sans nom et sans histoire *. Une géographie sonore que « seul le cœur reconnait ». Littéralement : Delâshena…
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14 pièces musicales à travers lesquelles, en écho littéraire à la mystique persane, on flâne dans les jardins de l’âme parsemés de fleurs **, on chevauche de grands espaces de liberté ***, on embrasse les célébrations festives de la naissance du Soleil ****, de la Couleur de Printemps ***** ou du don d’argent lors des fêtes ******.
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Se jouant des codes de la musique classique persane, le duo s’amuse avec les frontières pour ensorceler les profanes et surprendre les puristes… variations désorientées, vagabondes et affranchies de la rigidité canonique, comme hommage empreint de respect pour ces traditions séculaires.
* Hitchestân ; ** Golnoush, Golafshân ; *** Azâdi ; **** Yalda ; ***** Rang-eBahâr ; ****** Shâbâsh
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Delâshena, c’est le croisement des compositions de deux artistes aux parcours très différents, une hybridation qui prend source dans la musique classique persane et suit son cours pour irriguer des terres inexplorées dans une complicité qui ne peut s’inventer, qui les dépasse, indépendante d’eux ; comme un héritage invisible.
Celui des concerts mémorables de Ostad Dariush Talaï, le grand maître de Shadi, avec Djamchid Chemirani, le père de Bijan, patrimoine au-delà des frontières ?
Delâshena : ce que le cœur reconnait, cette poésie impalpable hors du temps et des continents…
https://www.facebook.com/Shadi-Fathi-Bijan-Chemirani-333171113824263
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Le souffle de lumière, le tremblement concentré
qui émane de certaines rencontres
contredit parfois sa propre brièveté
et s’étend comme une lente alchimie
sur tout le reste de la vie.
Posséder ainsi pour toujours
quelque chose que l’on n’eut jamais
et que l’on n’aura jamais,
change la condition de l’homme,
modifie ses limites.
Les mains se touchent parfois
et parfois n’y parviennent pas.
Mais les yeux se touchent
ou quelque chose qui est derrière les yeux.
Mais posséder ainsi, toucher ainsi,
réduit encore un coin d’éternité
et le fait tenir dans la cellule que nous occupons.
C’est peut-être là qu’est la sagesse de l’amour,
sauvée des incendies qui le dévastent.
D’après un extrait de la Douxième poésie verticale de Roberto Juarroz
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Shadi Fathi
Virtuose du setâr, luth à manche long, Shadi Fathi perpétue l’héritage millénaire de la musique classique persane par une expérience de concertiste au long cours (réalisant dès 1992 son premier concert solo à l’âge de 15 ans) et par un lumineux sens de l’improvisation. Disciple du grand maître Dariush Talaï à Téhéran, elle maîtrise également les instruments à cordes traditionnels tels que le târ ou le shourangiz et fait vibrer sa sensibilité sur des percussions digitales comme le zarb ou plus particulièrement le daf, avec un style de jeu dans la lignée de la confrérie Ghâderiyeh du Kurdistan Iranien.
Installée en France depuis 2002 et retournant régulièrement en Iran, cette artiste confronte dès lors sa musicalité fleurie aux esthétiques européennes et méditerranéennes, multipliant les collaborations sur disques et sur scène (600 représentations depuis 2009) et nourrissant son imaginaire sonore de la langue du poète persan Hâfez ou de celle du contemporain argentin Roberto Juarroz tout autant que par les écrits du cinéaste iranien Abbas Kiarostami ou ceux du peintre français Henri Matisse. Avec ces inspirations tutélaires, elle tisse ce fil ténu qui, d’un trait, d’un mot, d’un regard ou d’une note, transperce la beauté et contient dans l’infini détail la puissance de l’universalité. Sa musique navigue dans ses sources vives, de celles qui, fidèles à la poésie soufie, permettent de voir le monde dans une goutte d’eau.
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Bijan Chemirani
Prolongeant une illustre saga familiale, Bijan Chemirani s’est initié au maniement délicat de l’ancestral zarb iranien grâce à son père Djamchid, véritable institution et dépositaire de la tradition orale de la musique persane, et à son frère Keyvan, avec lesquels il forme le prestigieux Trio Chemirani. Né en France, le benjamin de la famille a gagné au fil des ans ses galons de maître du tombak – l’autre nom du zarb - avant de renouveler les terrains de jeu des percussions persanes en portant ses polyrythmies au cœur des répertoires méditerranéens.
Au gré de ses multiples compagnonnages avec Ross Daly, Socrates Sinopoulos, Renaud Garcia Fons, Stelios Petrakis, Juan Carmona, Amina Alaoui (…) et dans les collectifs Oneira ou Fora Bandit, il a su enrichir son univers musical en apprivoisant les résonances du bendir et du riqq mais aussi les mélodies raffinées des instruments à cordes patrimoniaux tels que le târ, le saz ou le kamânche. Et sa curiosité insatiable décuplée par une indéniable ouverture sur le monde l’ont propulsé bien plus loin, dans des aventures éclectiques auprès du violoncelliste Jean Guihen Queyras, du jazzman américain Chico Freeman, du guitariste rock Serge Teyssot-Gay et même de la pop-star anglaise Sting. Un cheminement hors norme pour un artiste façonné par les explorations rythmiques et les itinérances poétiques.
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Proposé par L’Église Haute-banon.culture au sein de l'exposition « Arkhè »
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Information & Réservation : OTI Haute-Provence Pays de Banon : 04 92 72 19 40 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.http://village-banon.fr
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Soutien du Conseil départemental des Alpes de Haute-Provence
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